L’achat d’un véhicule via une entreprise est une possibilité ouverte à de nombreux dirigeants, que ce soit pour un usage professionnel ou mixte. Mais cette décision soulève plusieurs questions : quelles sont les conditions à respecter ? Quelles sont les conséquences fiscales ? Quels sont les avantages mais aussi les obligations qui en découlent ?
Toutes les structures disposant d’une personnalité morale peuvent légalement acheter un véhicule : SARL, SAS, SA, SCI, etc. Il est également possible pour un entrepreneur individuel ou une micro-entreprise d’acquérir un véhicule en lien avec l’activité professionnelle, à condition que l’achat soit justifié par les besoins de l’entreprise.
La condition indispensable : le véhicule doit être utilisé dans le cadre de l’activité. Cela peut concerner un véhicule destiné aux livraisons, aux déplacements commerciaux, ou encore à la direction.
Lorsqu’un véhicule est acquis par une société, il doit être immatriculé au nom de celle-ci. L’adresse de la société figurera sur la carte grise, et le certificat d’immatriculation devra être demandé sur l’ANTS ou via un professionnel habilité.
Certaines pièces sont alors exigées : extrait Kbis, pièce d’identité du dirigeant, mandat, justificatif de domicile de l’entreprise, etc. Il est important de conserver tous les justificatifs liés à l’achat (facture, contrat, bons de commande) pour la comptabilité et les éventuels contrôles.
Une entreprise peut acheter différents types de véhicules selon ses besoins :
À noter : le choix du véhicule a un impact direct sur la fiscalité, notamment en matière de déductibilité de la TVA et de taxes sur les véhicules de société (TVS).
L’achat d’un véhicule par une société ouvre certains droits fiscaux, mais impose aussi des obligations :
Les charges d’amortissement, les frais d’entretien, de carburant ou d’assurance peuvent être enregistrés en charges déductibles. Toutefois, un plafonnement s’applique selon le type de véhicule et ses émissions de CO₂.
Par exemple :
Si le véhicule est immatriculé comme véhicule de tourisme, la société est redevable d’une taxe annuelle (TVS ou nouvelle taxe d’émissions) calculée selon le niveau d’émission de CO₂ et le type de carburant.
L’utilisation d’un véhicule de société pour des trajets privés est autorisée à condition qu’il s’agisse d’un avantage en nature, dûment déclaré. Cela signifie :
Dans tous les cas, cette utilisation doit être clairement encadrée, car elle peut avoir des conséquences fiscales et sociales (charges supplémentaires, cotisations, etc.).
Deux options principales s’offrent à l’entreprise :
Le choix dépend du besoin de trésorerie, de l’utilisation prévue du véhicule, et de la stratégie comptable de la société.