L’investissement dans les startups attire de plus en plus d’épargnants, séduits par la promesse de rendements élevés. Toutefois, ce type de placement comporte des risques importants, parmi lesquels figure la possibilité de perdre tout ou partie du capital investi. Comprendre la nature et l’ampleur de ce risque est indispensable pour investir avec discernement.
Contrairement aux placements traditionnels comme les obligations ou les actions cotées, les startups sont des entreprises jeunes, souvent en phase d’amorçage ou de développement. Leur modèle économique est encore incertain, et la plupart d’entre elles ne génèrent pas encore de bénéfices.
Selon les données de Bpifrance, environ 90 % des startups ferment avant d’atteindre cinq ans. Cette statistique souligne la fragilité des projets et explique pourquoi la perte du capital investi est un scénario fréquent. En effet, en cas d’échec, les investisseurs peuvent ne rien récupérer du tout.
Plusieurs raisons peuvent conduire à une perte totale ou partielle des sommes investies dans une startup :
Chaque étape du cycle de vie de la startup expose les investisseurs à des risques spécifiques.
Le type de titres souscrits influe aussi sur la sensibilité au risque. Lors d’une levée de fonds, les investisseurs peuvent acquérir :
Selon la structure du financement, les pertes peuvent donc être plus ou moins amorties.
Contrairement aux actions cotées, les parts de startups ne sont pas facilement revendables avant un événement de liquidité (rachat par un tiers, introduction en bourse…). Cela signifie que l’investisseur ne peut pas récupérer son argent rapidement, ni limiter ses pertes en cas de difficulté.
Cette illiquidité accroît le risque, car le capital reste immobilisé pendant plusieurs années, souvent sans visibilité claire sur la sortie.
Même si la perte de capital ne peut jamais être totalement exclue, certaines pratiques aident à réduire les probabilités :
Ces mesures permettent de mieux gérer le risque inhérent à ce type d’investissement.
Les investisseurs avertis savent que la perte en capital est une possibilité réelle qu’il faut intégrer dans sa stratégie globale. L’objectif n’est pas d’éviter totalement les échecs, mais de construire un portefeuille qui, grâce à la diversification, compense les pertes par quelques succès majeurs.
Ainsi, même si la plupart des startups échouent, une petite minorité peut générer des plus-values très importantes.