Lorsqu’un associé unique décide de mettre fin à l’activité d’une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), il doit respecter un processus encadré par le droit des sociétés. Cette procédure de liquidation permet de clôturer l’entreprise de manière conforme aux règles juridiques et fiscales en vigueur, tout en apurant les dettes éventuelles. Mais quelles sont les démarches à effectuer et dans quel ordre ? Voici un aperçu détaillé et chronologique des étapes à suivre.
La première étape consiste à acte formellement la volonté de mettre fin à l’activité. Cette décision est prise par l’associé unique et doit être consignée dans un procès-verbal de dissolution. Ce document doit mentionner :
Le liquidateur sera chargé de réaliser les actifs, apurer les dettes et clôturer les comptes jusqu’à la disparition juridique de l’EURL.
Une fois la décision prise, il est obligatoire de publier un avis de dissolution dans un journal d’annonces légales (JAL) situé dans le même département que le siège social. Cette publicité permet de porter à la connaissance des tiers la mise en dissolution de l’entreprise.
Le contenu de l’annonce doit inclure :
Le coût de cette publication est forfaitaire et dépend du type de société (environ 150 € TTC pour une EURL en 2025).
Une fois l’avis publié, il faut déposer un dossier auprès du greffe du tribunal de commerce. Ce dossier comprend :
Une fois validé, le greffe procède à l’inscription de la mention « en liquidation » au registre du commerce et des sociétés (RCS).
Le liquidateur doit alors liquider la société en procédant à plusieurs tâches administratives et comptables :
Un expert-comptable est fortement recommandé pour assurer la régularité de cette phase, notamment pour produire les documents comptables de fin d’activité, comme le bilan final, l’annexe et le compte de résultat.
Approbation des comptes de liquidation
Une fois les opérations terminées, l’associé unique doit approuver les comptes de liquidation en rédigeant un nouveau procès-verbal. Ce document contient :
En cas de boni de liquidation (solde positif), il devra être soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
Après l’approbation des comptes, il est nécessaire de publier un avis de clôture de liquidation dans le même journal d’annonces légales que celui utilisé pour la dissolution. Cette annonce doit contenir :
Le coût de cette formalité est également forfaitaire (entre 130 € et 180 € selon la zone géographique).
Enfin, il faut déposer le dossier de clôture de liquidation auprès du greffe. Il doit comporter :
Après validation, le greffe procède à la radiation définitive de l’EURL du registre du commerce. La société cesse alors d’exister juridiquement.
En général, la procédure de liquidation volontaire d’une EURL peut s’étaler sur plusieurs semaines à plusieurs mois, selon la complexité des opérations à réaliser. Si l’entreprise n’a pas d’actifs à céder ni de dettes à apurer, les délais peuvent être raccourcis à 1 ou 2 mois. En revanche, en présence de stocks, d’immeubles ou de passif important, la liquidation peut prendre jusqu’à 6 mois voire plus.