Manifest V3 de Chrome : l’efficacité des bloqueurs de publicités reste intacte

Manifest V3 de Chrome : l’efficacité des bloqueurs de publicités reste intacte

Malgré les efforts de Google pour restreindre les bloqueurs de publicités via sa nouvelle architecture Manifest V3, une étude récente révèle que ces outils conservent leur efficacité. Ce résultat surprend, car Google avait promis des améliorations de sécurité et de performance en échange de ces restrictions. Découvrez comment les développeurs d’extensions ont su s’adapter à ce nouveau contexte sans compromettre leurs performances.

L’essentiel à retenir

  • L’étude montre qu’il n’y a pas de différence significative entre les performances des bloqueurs de publicités sous Manifest V2 et V3.
  • Les extensions sous Manifest V3 bloquent en moyenne 1,8 script de tracking supplémentaire par site.
  • Des questions subsistent sur l’impact de Manifest V3 sur la vitesse de chargement et le blocage sur les sites moins fréquentés.

Manifest V3 et les attentes de Google

Depuis 2019, Google a mis en avant Manifest V3 comme une avancée majeure pour Chrome, visant à améliorer la sécurité et les performances du navigateur. Toutefois, cette mise à jour a été perçue par certains développeurs comme une tentative de limiter l’efficacité des bloqueurs de publicités. En effet, le passage à Manifest V3 a marqué la fin des extensions basées sur Manifest V2 en juillet 2025.

Google avait notamment remplacé l’API «webRequest» par «declarativeNetRequest», limitant la flexibilité des extensions en leur imposant des règles prédéfinies plutôt que de permettre l’interception dynamique du trafic réseau.

Les résultats inattendus de l’étude

L’étude menée par Karlo Lukic et Lazaros Papadopoulos, publiée dans la revue Proceedings on Privacy Enhancing Technologies, remet en question les affirmations de Google. Les chercheurs ont constaté qu’il n’y avait pas de différence statistiquement significative dans la capacité des extensions à bloquer publicités et trackers entre Manifest V2 et V3. En fait, les extensions sous Manifest V3 bloquent en moyenne 1,8 script de tracking supplémentaire par site visité.

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Cette découverte est surprenante, surtout après les critiques exprimées par la communauté des développeurs concernant les restrictions de la nouvelle architecture.

Limites et perspectives futures

Bien que l’étude fournisse des résultats intéressants, elle ne prend pas en compte certains aspects critiques. Par exemple, l’impact de Manifest V3 sur la vitesse de chargement des pages n’a pas été évalué, un point pourtant central dans l’argumentaire de Google. De plus, l’étude n’a pas examiné si la limitation du nombre de règles déclaratives affecte le blocage sur les sites moins fréquentés.

Les chercheurs admettent que leur analyse est un « instantané dans le temps » et que des modifications futures de Manifest V3 pourraient influencer ces résultats.

Contexte et enjeux pour le futur des navigateurs

Google Chrome, qui détient une part de marché dominante parmi les navigateurs web, a souvent été critiqué pour ses décisions influençant l’écosystème des extensions. Les concurrents tels que Firefox, Safari et Edge surveillent de près ces évolutions. Firefox, par exemple, permet un nombre plus restreint de règles pour les extensions, ce qui pourrait influencer les décisions des utilisateurs avancés à la recherche d’une plus grande personnalisation.

Alors que Manifest V3 continue de susciter des débats, il demeure essentiel pour les développeurs et les utilisateurs de rester informés des changements et de leurs impacts sur l’expérience de navigation.

Source : https://www.emarketerz.fr/chrome-les-adblockers-resistent-face-au-manifest-v3/


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