La densité croissante de satellites en orbite autour de la Terre pourrait bientôt rendre l’espace environnant périlleux. Une nouvelle étude propose une mesure inquiétante de ce risque, soulignant à quel point nous pourrions être proches d’un chaos orbital.
Résumé en 3 points
À la fin des années 1970, Donald Kessler prédisait un scénario dramatique où une collision en orbite pourrait générer une cascade de débris spatiaux. Ces débris pourraient eux-mêmes engendrer d’autres collisions, rendant certaines zones de l’espace inutilisables. Cette théorie, connue sous le nom de « syndrome de Kessler », semble aujourd’hui plus pertinente que jamais.
Des chercheurs ont développé un nouvel indicateur, la CRASH Clock, pour mesurer la vulnérabilité de l’orbite terrestre. Cette horloge du risque de collision grave montre que, dans le cas où les manœuvres d’évitement des satellites échoueraient, le délai avant une collision en chaîne pourrait être de seulement 2,8 jours. Ce chiffre a considérablement diminué depuis 2018, où il était estimé à 121 jours.
La constellation de satellites Starlink de SpaceX est au cœur de cette problématique. Les milliers de satellites de Starlink, concentrés dans des régions denses de l’orbite, augmentent le nombre de rapprochements étroits. En moyenne, un passage à moins d’un kilomètre d’un autre objet se produit toutes les onze minutes. Pour éviter les collisions, SpaceX effectue en moyenne 41 manœuvres d’évitement par satellite chaque année.
Les incidents liés aux débris spatiaux semblent s’intensifier. Récemment, une capsule de la station spatiale chinoise a été endommagée, et un satellite chinois a frôlé un engin Starlink. Ces événements témoignent de la nécessité d’une coordination sans faille pour maintenir la sécurité orbitale. Cependant, ces résultats doivent être pris avec précaution, car l’étude n’a pas encore été évaluée par des pairs.
SpaceX, fondée par Elon Musk en 2002, a révolutionné l’industrie spatiale avec des lancements réutilisables et des projets ambitieux. Starlink est l’une de ses initiatives majeures, visant à fournir un accès Internet mondial via une constellation de satellites en orbite basse. Bien que ce projet soit prometteur pour la connectivité mondiale, il soulève des préoccupations quant à la gestion des débris spatiaux et à la sécurité orbitale.