Les États-Unis envisagent un changement majeur dans l’autorisation électronique de voyage, l’ESTA, qui permet aux citoyens de plusieurs pays de se rendre dans le pays sans visa. Cette réforme, annoncée récemment, pourrait avoir d’importantes répercussions sur la collecte de données personnelles des voyageurs.
Résumé en 3 points
Le projet de réforme de l’ESTA, publié dans le Federal Register, prévoit une extension significative de la collecte de données personnelles. La mention des identifiants de réseaux sociaux, auparavant optionnelle, deviendra obligatoire, impliquant une surveillance accrue des profils en ligne des voyageurs. Cette mesure vise à identifier d’éventuelles menaces à la sécurité nationale, conformément au décret présidentiel 14161.
Ce changement aura un impact direct sur les citoyens de nombreux pays européens, dont la France, qui bénéficient du programme d’exemption de visa. En plus de devoir fournir des identifiants de réseaux sociaux, les voyageurs seront également contraints d’utiliser exclusivement l’application mobile Esta Mobile pour leurs demandes d’autorisation. Cette transition marque un pas vers une digitalisation totale du processus, laissant le site web seulement pour la consultation d’informations.
Ces nouvelles mesures pourraient compliquer l’entrée aux États-Unis pour les personnes ayant exprimé des opinions jugées problématiques sur les réseaux sociaux au cours des cinq dernières années. Bien que la vérification des comptes ne soit pas systématique, l’intégration de ces procédures laisse entrevoir un renforcement des contrôles.
Depuis sa mise en place, l’ESTA a facilité les voyages aux États-Unis pour les citoyens de pays partenaires, permettant des séjours touristiques et professionnels de courte durée sans visa. Créé pour renforcer la sécurité tout en simplifiant les procédures d’entrée, l’ESTA a constamment évolué pour intégrer de nouvelles technologies et mesures de sécurité. La proposition actuelle s’inscrit dans une démarche plus large de protection contre le terrorisme étranger et les menaces à la sécurité publique, en réponse à des directives présidentielles récentes. La période de commentaires publics permettra d’ajuster les propositions avant leur mise en œuvre définitive.