Upskilling et reskilling : en quoi ça concerne les employés ?

Upskilling et reskilling : en quoi ça concerne les employés ?

L’évolution rapide des outils numériques, des métiers et des attentes des entreprises a profondément modifié les trajectoires professionnelles. Pour s’adapter à ces changements, de nombreuses organisations misent sur deux leviers : l’upskilling (montée en compétences) et le reskilling (reconversion vers un autre métier).

Mais ces démarches ne concernent pas uniquement les employeurs : elles ont un impact direct sur les salariés eux-mêmes. Meilleure employabilité, perspectives d’évolution ou encore sécurisation du parcours professionnel, les enjeux sont nombreux pour les collaborateurs.

Montée en compétences : pour mieux suivre les évolutions du métier

L’upskilling désigne le fait d’acquérir de nouvelles compétences dans un domaine que l’on maîtrise déjà. Par exemple, un comptable peut apprendre à utiliser un nouveau logiciel d’analyse automatisée, ou un marketeur peut se former à la publicité sur TikTok.

Cette démarche permet aux salariés de rester à jour, de gagner en efficacité et de répondre aux nouvelles attentes de leur poste. À l’heure où les métiers changent vite, ne pas renforcer ses connaissances peut limiter les possibilités d’évolution interne ou exposer à un risque de marginalisation.

D’après une étude LinkedIn Learning (2024), 89 % des employés interrogés estiment que le développement de compétences augmente leur confiance professionnelle, et plus de 60 % préfèrent évoluer dans leur poste actuel plutôt que changer d’employeur.

Reconversion professionnelle : éviter l’obsolescence de son poste

Le reskilling, lui, consiste à apprendre un tout autre métier lorsque celui d’origine est en voie de disparition ou ne recrute plus. Cela peut concerner par exemple un opérateur de saisie qui se forme à la cybersécurité, ou un agent administratif qui se tourne vers les métiers du support technique.

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Cette reconversion peut être anticipée ou subie, mais elle devient de plus en plus fréquente avec la digitalisation et l’automatisation. La Banque mondiale estime que plus de 375 millions de travailleurs dans le monde devront changer de métier d’ici 2030, ce qui rend l’adaptation indispensable.

Pour les salariés, cette transition offre aussi une opportunité : rebondir dans un secteur porteur, retrouver un intérêt professionnel ou même mieux rémunéré. Toutefois, elle demande un investissement personnel et parfois une période d’inconfort temporaire.

Des avantages considérables pour les salariés motivés

Que ce soit par une montée en compétences ou une reconversion complète, ces démarches offrent plusieurs bénéfices concrets aux collaborateurs :

  • Augmenter ses chances d’évolution interne, voire de promotion.
  • Mieux sécuriser son poste, en devenant plus indispensable à l’entreprise.
  • Gagner en autonomie, en maîtrisant de nouveaux outils ou process.
  • Renforcer son attractivité sur le marché du travail, en affichant un profil polyvalent et formé aux dernières exigences.

Certaines entreprises proposent des parcours de formation internes, mais de plus en plus de salariés prennent aussi l’initiative de se former par eux-mêmes, via des plateformes comme OpenClassrooms, Coursera ou des formations certifiantes financées via le CPF.

Comment les employés peuvent initier leur montée ou changement de compétences ?

Plutôt que d’attendre une sollicitation de la direction, un employé peut prendre les devants en :

  • Réalisant un bilan de compétences pour identifier ses forces et les pistes d’évolution.
  • Se renseignant sur les métiers émergents dans son secteur ou dans des domaines proches.
  • Discutant avec son manager ou son RH d’une formation possible à court terme.
  • Utilisant son compte CPF pour financer une certification, un bootcamp ou un module court.
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De nombreux dispositifs existent pour accompagner ces projets, notamment via les OPCO, les transitions pro, ou les programmes internes mis en place par certaines entreprises.


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