Une promesse d’embauche est un accord préalable entre un employeur et un candidat à l’embauche. Bien que ce ne soit pas un contrat de travail en soi, la promesse d’embauche engage les deux parties, et elle constitue un premier pas vers un futur contrat. Elle peut prendre la forme d’un document écrit ou d’une communication verbale, dans laquelle l’employeur s’engage à recruter un individu, sous certaines conditions. Cette promesse définit souvent les termes de l’emploi futur, comme le poste, le salaire, et les dates de début de contrat.
Dès qu’elle est signée par les deux parties ou acceptée, la promesse d’embauche devient juridiquement contraignante, mais avec des nuances selon sa nature (promise unilatérale ou bilatérale).
La valeur juridique d’une promesse d’embauche dépend de plusieurs critères : si elle est unilatérale ou bilatérale, si elle est rédigée sous forme écrite ou orale, et si elle est assortie de conditions suspensives.
Une promesse unilatérale d’embauche engage l’employeur à embaucher un candidat, sous réserve de certaines conditions. Ce type de promesse, qui peut être formalisé dans un document écrit, constitue un engagement ferme de la part de l’employeur. Si un candidat accepte une promesse unilatérale, l’employeur est tenu de respecter cet engagement, à moins que des conditions de rétractation ne soient spécifiées dans le document. En revanche, la promesse unilatérale n’engage pas le candidat à accepter l’offre. Le candidat reste libre de refuser l’emploi avant la signature du contrat de travail définitif.
Une promesse bilatérale implique que les deux parties se sont mises d’accord. Elle est plus contraignante pour les deux parties. L’employeur s’engage à recruter le candidat, tandis que le candidat s’engage à accepter l’offre. En cas de rétractation, l’une ou l’autre des parties pourrait être tenue responsable. Si l’employeur se rétracte, il pourrait être poursuivi pour rupture abusive, et le candidat pourrait demander des dommages et intérêts. À l’inverse, si le candidat refuse l’offre après avoir accepté la promesse, l’employeur pourrait également rechercher des réparations juridiques.
Une promesse d’embauche peut comporter des conditions suspensives. Celles-ci déterminent si l’engagement de l’employeur et du candidat est valide ou si certains événements doivent se produire avant que l’embauche ne soit définitive.
La validité de la promesse peut dépendre de conditions précises telles que l’obtention d’un visa de travail, une référence professionnelle ou la satisfaction d’autres exigences de l’entreprise. En cas de non-réalisation de ces conditions, l’employeur peut se dégager de son engagement sans qu’il y ait de conséquences juridiques.
Cependant, ces conditions doivent être précises et concrètes afin que la promesse d’embauche ne soit pas remise en cause. Par exemple, si la promesse est soumise à la signature d’un contrat définitif de travail, la rétractation avant cette étape ne constituera pas une rupture illégale.
Un autre critère essentiel réside dans le respect des délais. Si une promesse d’embauche est formalisée mais que le candidat ne reçoit pas de contrat dans un délai raisonnable, il peut considérer cette promesse comme caduque. De même, si l’employeur n’honore pas son engagement dans les délais convenus, cela peut constituer une violation des termes de la promesse, et des recours juridiques peuvent être envisagés.
Lorsqu’une promesse d’embauche est annulée, cela peut entraîner des conséquences juridiques pour la partie qui se rétracte.
Si l’employeur se rétracte après avoir signé une promesse unilatérale ou bilatérale d’embauche, il peut être poursuivi par le candidat pour rupture abusive de la promesse d’embauche. Le salarié pourrait demander une indemnisation, notamment pour le préjudice subi (par exemple, la perte d’une autre offre d’emploi ou des frais de recherche d’emploi).
En fonction des circonstances, le tribunal peut estimer que l’employeur a agi de mauvaise foi, ce qui entraînerait des dommages et intérêts. La rétractation doit donc être justifiée par des motifs légaux et valables.
Si le candidat décide de revenir sur son engagement après avoir accepté la promesse, cela pourrait constituer une rupture unilatérale de l’accord. Bien que cela n’implique généralement pas de conséquences aussi sévères que la rétractation d’un employeur, l’employeur pourrait subir un préjudice. Dans ce cas, l’employeur pourrait demander des dommages et intérêts pour compenser la gêne occasionnée, surtout s’il a engagé des dépenses pour organiser le recrutement ou réorganiser l’équipe.